
Compositeur et théoricien Maltais du XVIIIᵉ Siècle
Grâce à cet héritage, Azopardi développe un style unique, mêlant la virtuosité italienne, la rigueur contrapuntique et l’élégance classique naissante. Ses œuvres traduisent une adaptation parfaite à la culture maltaise, conciliant influences extérieures et besoins locaux.
Certaines de ses messes étaient jouées dans la co-cathédrale Saint-Jean, un lieu emblématique de Malte, dont l’acoustique amplifiait la majesté de ses compositions.
Ce traité montre qu’Azopardi connaissait parfaitement les styles italiens et les adaptait aux ressources et traditions musicales locales, contribuant ainsi à la diffusion du savoir théorique à Malte.
Les Manuscrits de Malte sont le témoignage le plus précieux de son œuvre et de la vie musicale maltaise. Ces documents contiennent, entre autres, ses compositions complètes ainsi que certaines œuvres de ses contemporains, et des notes sur l’exécution et l’interprétation. Ils permettent de comprendre comment Malte servait de carrefour musical, mêlant influences italiennes, espagnoles et locales. Aujourd’hui, ces manuscrits sont une référence pour chercheurs et interprètes, et témoignent du rôle d’Azopardi dans la préservation et la promotion de la musique maltaise.
Francesco Azopardi est considéré comme un pont entre la musique italienne et l’identité maltaise. Ses œuvres incarnent, entre autres, la rigueur académique du baroque tardif, une sensibilité expressive annonçant le classicisme (il est entre les deux époques, à la fin de Vivaldi, et aux débuts de Bach), et aussi une capacité à créer une identité musicale propre à Malte. Son style a d'ailleurs inspiré la génération suivante de musiciens maltais et contribue encore aujourd’hui à la reconnaissance internationale de la musique de l’île.
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